vendredi 1 janvier 2016

Romain Slocombe, illustrations japonaises

Des illustrations de Romain Slocombe pour Folio, ma préférée est sans doute celle du Marin rejeté par la mer de Mishima, avec ses couleurs incroyablement vivantes et sa ligne claire. L’avantage de ces illustrations est bien sûr qu’on peut les «saisir» et qu’elles sont chargées de la dimension du texte.  Aujourd’hui, je me rends compte combien ces illustrations furent une première approche du cinéma japonais et constituaient les affiches idéales d’ adaptations rêvées.


 

 
 

Au début des années 90,  je découvrais au Studio Keaton, un petit cinéma d'Aix-en-Provence, la première vague de Roman Porno Nikkatsu. C'est Romain Slocombe qui avait conçu les premières pages du dossier de presse. En feuilletant des celluloïds, on pouvait déshabiller sa propre actrice pink .









Cette première save de Romans Pornos comprenait trois films de Noboru Tanaka, 
Confidentiel : Marché sexuel des filles (1974), La Maison des perversités (1976) et La Véritable histoire d’Abe Sada (1975).
Il y avait aussi la Rue de la joie (1974) de Tatsumi Kumashiro et la La Barrière de chair (1964) de Seijun Suzuki (qui n’est cependant pas un Roman Porno).
La collection ne connut pas un grand succès et il fallut attendre 20 ans pour découvrir, en DVD, d’autres films de Noburo Tanaka. Le très noir Confidentiel : Marché sexuel des filles n’a cependant pas été réédité. Tanaka quittait pour un temps ses univers décadents pour filmer un Japon contemporain en ruine : une adolescente prostituée couchait avec son frère attardé et se suicidait en faisant exploser une poupée gonflable remplie de gaz.



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